L'apparition de la Fête

Avant les années 60, la population francophone de la Saskatchewan s'identifie fortement au Canada français et à ses valeurs. Le renforcement du nationalisme québécois dans les années 60 contribue à la naissance chez les francophones de la Saskatchewan d'un sentiment d'appartenance à leur territoire et à la valorisation de leurs particularités historiques et culturelles. Leur culture française est imprégnée de l'influence de plusieurs groupes francophones d'Amérique et d'Europe. Ils ont mené d'âpres luttes pour conserver leur langue. Ces expériences historiques, entre autres, les distinguent des autres Canadiens français.
Cette prise de conscience survient dans un contexte où le taux d'assimilation des francophones atteint 50 %. Le terme Fransaskois apparaît à cette époque. En 1979, ils se dotent d'un nouveau symbole, le drapeau fransaskois. Dans son poème La Fransasque publié en 1981, Éveline Hamon tente d'exprimer cet espace identitaire (audio). Ce paysage culturel a donc encouragé des manifestations de la nature de On s'garoche à Batoche puis de la Fête fransaskoise.

(Source : ROUSSEL-BEAULIEU Frédéric, « De Franco-Canadien à Fransaskois : l'émergence d'une nouvelle identité francophone », Revue historique, décembre 2005)


Archives

«Désormais 'Fransaskois'», 2 novembre 1972

«Tous les critères du concours fixés», 15 novembre 1978

Drapeau par John Diefenbaker

Poème La Fransasque d'Éveline Hamon publié la première fois dans la Revue littéraire de la Saskatchewan en 1981